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Un petit tour à la fête foraine [ft. Frisk]

Ely von Leichenbourg
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Type d'âme/monstre: Persévérance
Jeu 8 Nov - 19:29
C’est la fête, la fête foraine ! Un an que j’attends ça ! J’ai toujours beaucoup aimé me fondre dans la foule, être transparente, observer les autres. Tant que personne ne vient me parler, je suis au paradis. Je me balade dans les allées bondées de la foire de la place piétonne, toujours armée de ma fidèle canne. J’achète quelques confiseries à un stand, les autres clients me laissent passer, pris de pitié pour la pauvre vieille femme que je suis. Evidemment, ce serait dangereux de me bousculer, qu’ils doivent se dire. Je pourrais me mettre à râler. Ou ils pourraient me blesser. J’ai l’air tellement fragile, n’est-ce pas ? Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que je ne suis pas fragile. Et je ne suis pas vieille, à l’intérieur. Même la vendeuse m’a fait un petit pourcentage de réduction, « pour la gentille petite mamie » que je suis. Dixit la vendeuse. Là encore, elle a tout faux. Je ne suis pas gentille. Personne ne mérite que je sois gentille.
Clac, clac, clac. Avec ma canne et mes bonbons, je grimpe au bord de la fontaine, et m’assois un instant pour reposer mon dos. C’est fatiguant d’avoir un corps de vieille. De là, j’observe la fête foraine qui s’étend tout autour de la fontaine. Au nord, j’aperçois la grande roue qui tourne inlassablement. A l’ouest, il y a un manège pour les petits. A l’est, c’est les auto-box (ou auto-tamponneuse, comme ils disent ici). Ça me tenterait bien, ça. Mais c’est trop violent pour mon dos. Je n’ai pas très envie de me le coincer aujourd’hui. Peut-être une prochaine fois.
Lorsque je tourne la tête pour voir l’attraction du sud, mes joues rosissent d’excitation. Des montagnes russes ! Pas bien grandes, mais là quand même ! Je saute sur mes pieds, agile comme si j’avais 20 ans. Je cours furtivement entre les jambes des passants pour arriver devant la caisse de l’attraction. Bon, je ne suis pas bien grande. La vitre de la caisse est trop haute pour moi. Heureusement que ma fidèle canne est là. Je grimpe dessus, comme si elle était une troisième jambe, et toque à la vitre.

« Bonjouuuur, Madame. J’achète une place, s’il-vous-plaît. »

La jeune caissière me regarde perplexe en mâchant son chewing-gum.

« Vous avez pas la taille. »


A mon tour de la regarder perplexe. Je descends de ma canne, et me place à hauteur du repère des tailles, normalement utilisé pour les enfants. Effectivement, je suis trop petite. Je me redirige vers la caisse, grimpe sur mon bâton, et prend une voix mielleuse.

« Je suis une adulte, vous savez. Vous pouvez bien faire une exception pour une vieille dame. »

Je lui fais mes grands yeux de biche. Et d’un coup, je grandis. Je grandis beaucoup. Un vigile me saisit par l’arrière du col.

« Non mais vous n’avez pas honte ! Je suis une vieille dame, reposez-moi par terre ! »

Mais comme le vigile ne me lâchait pas, j’agrippe ma canne et le frappe à la tête. Je vais lui apprendre le respect !

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Frisk Dreemurr
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Type d'âme/monstre: Détermination (Rouge vif)
Jeu 15 Nov - 4:36
L'odeur de pomme d'amour embaumant l'air te remplit de détermination
À peine la fête foraine s'est-elle installée en ville que tu y es déjà, attiré.e par la nouveauté comme une mouche s’engluant dans un miel beaucoup trop tentant pour qu'elle puisse y résister. La foule est opaque, les cris et les rires se font entendre de toute part, mais cela ne te dérange pas. Au contraire, tu te sens battre au rythme de leur joie. Tu virevoltes à travers les passants, tu papillonnes autour des stands de cadeaux, tu découvres les attractions... Tout cela pour finalement t’arrêter à un stand d'en-cas. La malbouffe a toujours raison sur tout, avec toi, hein ?
Après une queue interminable, tu repars avec ta barquette de frite à la main, ayant eux une grande barquette pour le prix d'une normal, grâce aux compliments charmants que tu fis au vendeur. Ils te sont venu naturellement, avec la spontanéité qu'on te connaît, devant ses yeux émeraude et son sourire timide. Oh, ce n'était pas grand chose, juste quelques mots gentils, juste une petite attention charmeuse, mais ce fut juste assez pour que, à ton départ, son sourire semblait plus confiant. Tant mieux, penses-tu en virant vers la gauche, laissant le hasard décider de ta route.
Partons à l'aventure, Frisk, nous sommes là pour cela, je présume...

Tu es seul.e aujourd'hui, chose particulièrement rare, surtout lors d'une fête foraine ou généralement, tu tires tous tes amis avec insistance pour faire les manèges avec eux. Oh, tu avais prévu de venir avec Papyrus, ton meilleur ami squelette, mais il avait été retenu. ''Besoin d'un extra au bar'', si tu avais tout suivi de ses explications criées par téléphone. Dire que tu n'étais pas déçu.e aurait été un mensonge, mais tu avais fait avec, l'acceptant avec une pointe d'ironie : pour une fois que ce n'était pas toi qui décommandais quelque chose...
Papyrus aimait à se rendre utile, et s'il pouvait en plus aider son frère, tu étais certain.e que cela devait le mettre dans un profond état de joie et de fierté. Alors tu avais abdiqué, sans crise ni caprice, lui souhaitant une bonne journée par texto, tandis que tu t'étais rendu.e à la fête foraine
Seul.e. Sans personne avec qui partager ce moment. Hormis moi, bien sûr, mais tu te doutes bien que rien ne m’intéresse ici... Pense tout de même à me prendre du chocolat, en partant.

Soudainement, du grabuge te sort de tes rêveries alors que tu cours vers l'agitation, te faufilant parmi les spectateurs pour voir, toi aussi ce qui se passe, ta curiosité dévorante parlant pour toi. Il y a une veille femme... Très vielle femme, même, qui semble en proie à la brusquerie de ses détracteurs. Il n'en faut pas plus pour que tu te jettes à l'avant de la scène, en bon preux chevalier servant, qui se doit de sauver son prochain... Ou son ancêtre, pour le coup.

« M-mamie, tu étais là ! »

Fais-tu en voyant la vielle mégère commencer à frapper le vigile de sa canne. Elle se débrouille l’ancêtre. Mais elle est... Ridiculement petite. Déjà que nous ne sommes pas bien grand.e.s, elle, ne doit pas dépasser les cinquante centimètres, et encore. Elle n'est probablement pas humaine Frisk, tu l'as deviné aussi, n'est-ce pas ? Mais cela ne change rien à ton attitude, alors que tu poses ta main sur celle du vigile, l'incitant à la baisser. Tu ne peux accepter une telle violence sans rien faire...

« Excusez ma grand-mère, elle a du caractère, ça maintient en vie. Je... Je vais m'en occuper, alooors, Laissez la descendre...? Devant le regard imperturbable du vigile, tu dégluties. S'il vous plaît ? »

Après un petit instant, il lâche enfin ta ''mamie'', qui tombe au sol, alors que tu t'agenouilles pour l'aider à se relever. Quel rustre. Il manque à tout ses devoirs de politesse, ce qui n'est pas ton cas. Ta mamonstre t'a bien élevé, toi...

« Vous allez bien mad... Mamie ? Dis-tu, en voyant la caissière vous fixer avec méfiance. Tu sais bien que tu ne peux pas faire ce genre de manège voyons... Allons ailleurs, tu veux ? »

Fais-tu en la fixant intensément dans les yeux, pour l'inciter à jouer le jeu, au risque que vous soyez tous deux chassés d'ici. C'est bien ton genre ça, à te mettre dans les problèmes des autres sans leur demander leur avis. Faut croire qu'à choisir entre être seul.e ou mal accompagné, tu choisis toujours la seconde option, hein ? Eh bien, soit, va pour la vielle carne, alors...
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I guess I'll have to face that in this awful place, I shouldn't show a trace of doubt. But pulled against the grain, I feel a little pain that I would rather do without...
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Ely von Leichenbourg
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Type d'âme/monstre: Persévérance
Sam 17 Nov - 13:48
« M-mamie, tu étais là ! »

Je tourne la tête vers la voix féminine qui s’est élevé dans la foule de curieux qui s’était amassée autour du vigile et moi. C’est de moi qu’elle parle ?
Visiblement. La jeune fille s’avance vers nous et commence à parler à l’homme que je frappais. Elle est toute gentille et toute mignonne franchement, mais je suis capable de me débrouiller seule, j’ai l’habitude depuis le temps ! Et d’un coup, le vigile me lâche du haut de ses 1m85. Autant dire 2 étages pour moi. Au moment où mes fesses atteignent le sol, un petit « Merde ! » silencieux m’échappe. Une mamie qui jure ainsi, c’est moyennement crédible en général. Alors que j’étais sur le point de me redresser sur mes petites jambes, mon dos se bloque. Quelle galère d’être vieille !

« Vous allez bien mad... Mamie ? Tu sais bien que tu ne peux pas faire ce genre de manège voyons... Allons ailleurs, tu veux ? »

La jeunette me regarde assez intensément. Pas assez discrètement. J’avais bien compris qu’elle essayait de m’aider, c’est bien gentil de sa part mais pas nécessaire. Quoique... je lève les yeux vers son visage et lui lance un regard plein de tristesse, qui ferait fondre même ce vigile des moins sympathiques.

« Mais Amanda, ma petite, tu sais que c’est un rêve d’enfant d’entrer dans un manège comme celui-ci. Mais bon... »

Je lance un regard plein de haine vers la caissière.

« Puisqu’on fait de la discrimination contre les gens âgés de petite taille ici, allons-nous en. »

J’essaye de me lever, mais mon dos douloureux me fait basculer en arrière et je retombe sur mes petites fesses endolories. J’avais oublié ce détail.

« Amanda, chérie, veux-tu bien aider ta vieille Mamie ? Avec la chute, je me suis coincée le dos et je n’arrive plus à me lever... »

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Frisk Dreemurr
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Type d'âme/monstre: Détermination (Rouge vif)
Dim 18 Nov - 2:54
Venir en aide à ta mamie te remplit de détermination
Amanda ? Amanda !? Frisk, pourquoi cette femme nous appelle Amanda ? Est-ce que nous avons une tête à porter le nom que n'importe qui choisirait pour nous ? Est-ce que nous avons une tête à nous appeler Amanda ? Non, sérieusement, je demande: est-ce que tu trouves que tu rayonnes d'une image et d'un charisme qui reviendrait à une Amanda ?



Après une réflexion d'une seconde à peine, tu hausses des épaules. Amanda, ouais, ça te va. Va savoir pourquoi, mais l'idée qu'on te donne un nom qui n'est pas le tien ne te choque pas plus que cela. Comme tu acceptes facilement qu'on te classifie femme ou homme, tu n'as finalement que peu à faire de l'image que les gens se forgent de toi. Qu'ils t'appellent comme ils le souhaitent, tout ce qui compte, c'est que toi, tu saches qui tu es, au fond. Fort.e de cette résolution, tu décides donc d'être Amanda pour le reste de notre histoire. Si cela t'amuse...

« Nous en trouverons des mieux, mamie, ne t'en fais pas. » réponds-tu avec une sincérité trop peu feinte, tandis que tu poses doucement la main sur son bras, comme pour la soutenir, tandis qu'elle fusille la caissière du regard. Manifestement, ''mamie'' voulait réellement faire cette attraction, et toi, Amanda, tu ne peux t’empêcher de te sentir un peu coupable, en petite fille attentive, au bien-être de ta grand-mère. Alors tu lances aussi un regard plein de reproche et fort en jugement, envers ces gens tout plein de haine contre les tailles non-ordinaires, te sentant légèrement visé.e par cela, toi aussi, du haut de ton mètre cinquante. Certes, ce manège, tu peux le faire, mais il y en a quelques autres où il t'est impossible de rentrer. En quelques sortes, la souffrance de ta nouvelle grand-mère est aussi la tienne.

Frisk, tu vas beaucoup trop loin dans ton rôle, tu le sais, au moins ? Trop tard. Tu as une mamie, c'est décidé et acté, et tu es Amanda. Même si ladite mamie n'est pas d'accord, ce n'est pas réellement ton souci... Bon, aide "mamie" à se relever, dans ce cas. Quel genre de petite-fille laisserait sa grand-mère coincée comme une tortue sur le dos ? Cette petite créature est ridicule.

« Bien sûr mamie! » Dis-tu en t'agenouillant à ses cotés, l'attrapant de deux mains fermes pour la... Porter. Sérieusement ? Avec beaucoup de détermination, tu la tiens entre tes deux bras, avec prudence et délicatesse. On dirait un.e gamin.e avec sa grosse peluche dans les bras... Tu aurais pu juste l'aider à se relever, je pense. Mais soit, je préfère ne pas juger... Tu es beaucoup trop pleine d'entrain à mon goût, Amanda, alors que tu t'éloignes de cette "méchante attraction" qui ne veux pas de mamie.
Cette journée va être longue, j'ai comme l'impression...

Cependant, et malgré que tu tiennes bien mamie, tu ne vas pas très loin, à peine faites-vous quelques pas que tu la poses sur un banc.« Attends-moi un instant, je reviens vite. » Lui dis-tu avec un sourire. Quelques minutes plus tard, te revoilà avec deux boissons trop sucrées, et une nouvelle portion de frite, la dernière ayant été beaucoup trop vite engloutie. Posant tes offrandes pas du tout adaptées près de ta ''grand-mère'', tu t'assoies à coté d'elle, l'air passablement satisfaite de toi. Forcément, pour quelqu'un appréciant si peu la solitude, il était presque attendu que tu colles la grand-mère, plus encore maintenant qu'elle avait besoin de ton aide.
La pauvre, la voilà affublée de toi...

« Prends le temps de souffler. Quand tu iras mieux, on aura qu'à rejoindre l'autre coté du parc, fais-tu en faisant un vague signe de la main, comme pour désigner un lointain beaucoup trop loin. Tu la tutoies, oui. C'est ta "mamie" maintenant après tout... J'ai fait un peu l'tour des lieux. On a un peu le même genre d'attractions là-bas, sauf qu'avec un accompagnant, ça passe pour les enfants, enfin, la regardant de bas en haut, tu laisses un petit silence gênant, je crois... Sirotant ta propre boisson, comme pour reprendre de la contenance, tu t’éclaircis un peu la gorge, hésitant un instant, avant que ta curiosité ne te pousse à poser la question fatidique. La question qui te brûle les lèvres depuis votre rencontre. Il FAUT que tu saches. Tu fais quelle taille mamie ? »

Je me demande combien de temps, elle prendra, avant de te chasser à coup de canne...
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Ely von Leichenbourg
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Mer 21 Nov - 18:08
J’ai l’impression d’être une enfant qu’on prend dans ses bras, doucement, prudemment, tellement on a peur de lui faire du mal. Ma « petite Amanda », ma nouvelle petite-fille chérie, m’emmène jusqu’à un banc, puis disparaît rapidement. Va-t-elle revenir ? Je ne sais pas pourquoi je suis persuadée qu’elle reviendra. Quelque chose dans sa manière d’agir, de me parler. Je profite de son absence pour faire quelques étirements. Mon dos se débloque enfin, dieu soit loué ! Lorsque ma « petite-fille » revient avec des boissons et des frites, je lui jette un regard de chaton. Trop gentille. Y a quand même des avantages parfois à être une vieille femme.
Elle m’a l’air très à l’aise avec moi. Très naturelle. Confiante. Je l’écoute me parler d’une autre attraction adaptée à… à moi je suppose, en buvant une gorgée de soda.

« Tu fais quelle taille Mamie ? »

Je manque de recracher ma boisson. C’est la meilleure celle-là ! En tant normal, j’aurais sorti ma canne, mais « Amanda » fait presque parti de ma famille. Elle fait parti de ma famille, puisqu’elle est ma petite-fille. Alors j’éclate de rire.

« Je fais 98 cm. Pas 1m, non, 98 cm ! C’est déprimant dans un sens de se dire que je ne fait même pas 1m. Mais bon, avec le temps on s’y fait. »

Je prends une frite, et la déguste doucement. Cela fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi proche d’une personne, même si ce n’est qu’un mensonge en réalité. Mais ce mensonge n’est pas bien solide.

« Dis-moi, comment dois-je t’appeler ? Ton vrai petit nom ? Ou Amanda, ça ne te dérange pas ? Je suis désolée, c’est le premier nom qui m’est venu à l’esprit, c’est un peu kitch mais bon… »

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Frisk Dreemurr
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Lun 26 Nov - 3:30
Être appelé Amanda te remplit de détermination
Malgré la grossièreté de tes paroles, qui osent poser les questions qui ne se disent pas, mamie te répond, laissant même rire éclatant lui échapper, faisant doucement s'élargir ton sourire, tandis que tu te détends. En plus elle a même accepté tes offrandes avec beaucoup de plaisir. Une vielle qui aime les boissons sucrées et les frites. A croire qu'elle était faite pour toi, cette grand-mère...

« Ah, ouais, j'connais. Pendant un moment, j'suis resté.e pas mal coincé à un mètre quarante-neuf. J'ai abusé des bouteilles de lait. Le résultat n'a pas été fameux, mais, eh, j'ai passé la barre des cinquante. Comme tu dis, pour le reste, on s'y fait.»

Dis-tu en haussant des épaules, ayant depuis longtemps abandonné l'idée d'être grand.e, avec des jambes aussi élancés que celles de Lizzy, ou Papyrus - bien que ses jambes d'os soient moins impressionnantes que celles de ta non-amie danseuse. Tu resteras à jamais membre du club des petits. Mais ça te va. Y a plein d'avantages à être petit, en vrai. Les gens te trouvent toujours trop mignon.e, et tout le monde baisse sa garde, face à ce qui est mignon. J'aime cette idée.

Mamie mange une frite, et tu la regardes faire avec un petit sourire, alors qu'elle te demande ton nom. Le vrai, celui qui se cache derrière Amanda. Tu pourrais lui donner, c'est vrai, mais en fait, tu n'en as pas réellement envie de briser le charme, de redevenir Frisk, et toute la personne public qui va avec. Parce que c'est plus simple d'être Amanda. Amanda n'est pas ambassadrice, Amanda n'a pas une tonne de responsabilité dont elle se délesterait bien. Amanda n'a pas les espoirs et les rêves d'un peuple à porter au quotidien. Non, Amanda, elle, a juste à s'occuper de sa grand-mère, et faire en sorte que sa journée se passe bien. Alors Frisk hausse des épaules, et regarde le ciel, l'air légèrement insouciant.e, comme iel le fait toujours. Tu te caches si bien, derrière cette façon que tu as de tout prendre à la légère, comme si rien ne te touchait réellement. Peut-être est-ce le cas, Frisk ? Parfois, tu hésites sur la réponse à cette question...

« T'embêtes pas avec ce genre de question, mamie. Amanda, c'est chouette comme nom, mais si tu veux m'en donner un autre, ça me va aussi. Puis si ça permet d'être ton petit-enfant l'espace d'une journée, moi ça me va très bien. »

Dis-tu en lui adressant un clin d’œil complice, partageant avec elle le poids de ce secret qui n'en est pas un. Vous savez tous les deux que cette sordide situation est un mensonge, que vous n'êtes pas une famille, mais le voir ainsi n'a rien d'agréable, rien de beau. Tu préfères alors y voir autre chose. Une complicité, un jeu, un secret.
Voilà qui sonne bien mieux qu'un mensonge horrible et laid. Il y en a déjà bien assez dans la vie de Frisk, pour qu'ils n'empiètent pas sur la vie d'Amanda.

« Et toi mamie, t'as un nom ? Tu te sens peut-être un peu trop jeune pour être appelé comme ça. J'me suis toujours dis que l'âge c'est dans la tête, alors j'm'en voudrais d'te veillir. T'as encore de beaux restes. Tes coups de cannes étaient de toute beauté.»

Dis-tu avec une pointe d'humour légèrement charmeur, mais sans méchanceté aucune, sans moquerie. Ce n'est pas ton genre, la raillerie. Si tu aimes t'amuser à l'outrance de tout, tu ne le fais pas de tout le monde. Attrapant ton soda, tu sirotes tranquillement à la paille.

« J'veux pas te forcer, mais... J'ai personne avec qui passer cette journée, et j'dois avouer que venir seul.e à une fête foraine, c'est sacrément triste. Tu passes une main gênée dans tes cheveux, alors que tu évites ton regard. Tu n'aimes pas être seul.e, mais tu aimes encore moins le reconnaître. J'te force pas à rester avec moi mamie, mais... Tu hausses des épaules, toujours avec cette fausse insouciance, tandis que tu guettes sa réaction du coin de l’œil. On pourrait aller embêter d'autres caissières ensemble. À deux j'suis sûr.e qu'on y arrivera mieux à les faire craquer. »

Un petit rire complice vient ponctuer ta phrase, alors que tu te lèves, lui tendant le bras pour qu'elle y prenne appuis, si l'envie lui dit de passer le reste de cette journée en la compagnie d'une inconnue-petite-fille, bien sûr...
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Ely von Leichenbourg
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Sam 1 Déc - 18:45
Cette petite m’a l’air d’avoir besoin d’une mamie, l’espace d’une journée, de quelques heures.
Oui, elle m’a l’air d’avoir besoin d’une famille. Elle a besoin d’être « Amanda ».
Et moi aussi j’ai besoin d’une Amanda. La solitude me pèse, le fait de ne plus avoir de famille, puisque Papa est parti.

« J’ai un nom, je m’appelle Ely. Mais tu peux continuer à m’appeler Mamie, puisque je suis ta Mamie. C’est vrai que je suis encore assez jeune dans ma tête, mais cela contraste pas mal avec mon... âge, mon physique, et les gens sont généralement assez troublés, et ils m’évitent. Mais toi, tu ne m’as pas évité, tu veux même passer du temps avec moi, ça me fait plaisir. J’ai de la chance d’être tombée sur une gentille petite-fille comme toi ! »

Je lui rend son clin d’œil. Et j’écoute avec attention sa proposition d’aller embêter d’autres caissières. L’idée me plaît. C’est une image de la complicité qui me plaît vraiment. « Amanda » se lève et me tend le bras, comme un gentleman qui veut accompagner une lady pour danser. Ou comme une jeune fille voulant aider une vieille personne. Mais je préfère la première vision, c’est plus poétique.
Je m’appuie sur son bras, et descend du banc en sautant et retombant assez agilement sur mes petites jambe. J’ai retrouvé mon agilité, tant mieux. J’agrippe ma canne et la fait tournoyer au dessus de ma tête en prenant garde ne pas frapper accidentellement ma petite-fille. Ce serait dommage de l’assommer maintenant et de passer le reste de la journée aux urgences.

« Je trouve ça aussi très triste de passer une journée aussi belle seule. Alors passons plutôt cette journée en famille ! Tu m’as parlé un peu plus tôt d’une attraction du même genre que celle où je me suis faite rejetée, allons donc y jeter un coup d’œil. Avec un peu de chance, nous pourrons y faire un tour. Et avec encore plus de chance, nous pourrons faire une scène à la caissière ET y faire un tour. »

J’éclate alors d’un rire rauque mais joyeux. En jetant un coup d’oeil amusé à « Amanda » je commence à marcher, la jeune fille sur mes talons. Tip tap font mes petits pieds sur les pavés. Clac clac fait ma canne à mes côtés. Je suis les indications de direction de la jeune fille, et sur le court chemin je manque plusieurs fois de me faire bousculer ou écraser par des passants trop joyeux. Alors je m’amusais à faire ma mamie râleuse, donnant de temps en temps des petits coups de canne dans les jambes de ces gens trois fois trop grands. Et enfin nous arrivons devant la caisse. Je me hisse sur ma canne pour arriver à hauteur de la vitre, et comme quelques temps plus tôt, je m’adresse à la caissière.

« Bonjouuuuur je voudrais 2 places s’il-vous-plaît, une pour moi et une pour ma charmante petite fille. »

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Frisk Dreemurr
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Ven 21 Déc - 4:27
La chute s'annonce rude, mais tu gardes ta détermination
Ta grand-mère semble très satisfaite de la petite-fille que tu fais. Même plus que satisfaite, au vu du compliment qu'elle te fait. Même s'il ne touche pas juste, il touche tout de même quelque chose, en toi, au point que tu te retrouves à lui sourire un peu timidement, un peu maladroitement. Gêné.e, tu passes une main dans tes cheveux, tu détournes un peu le regard, et tu cherches un moyens d'alléger la situation. Comme toujours, tu t'échappes.

« Ouais, je connais ça mamie, moi aussi j'fais pas mon âge. Ça doit être d'famille.»

Commentes-tu, l'air un peu malicieuse.x, en réponse à son clin d’œil. Vous vous entendez bien, ce qui n'a rien de surprenant. Tu t'entends avec tout le monde Frisk. Tu fais tout pour cela, après tout... Prenant le bras de ta cavalière d'un age respectable, tu l’entraînes dans la foule, où votre démarche pourrait presque s'apparenter à de la danse, tandis que vous évitez les passants avec flegmes. Ta grand-mère a plus de force qu'elle ne le laisse paraître. Cela, tu le comprends alors que sa canne tournois au-dessus d'elle, t'obligeant à reculer d'un pas, l'évitant sans mal, surtout parce que mamie semble faire attention à ne point te viser. Délicate attention.

L'offre est acceptée. Te voilà affublée d'une mamie pour la journée, et à cette nouvelle, tu souris. Que demander de plus ? Elle joue parfaitement son rôle de vielle dame râleuse, tu joues à la perfection ton rôle de petite-fille protectrice, et tout cela t'amuse, n'est-ce pas ?  Plus encore alors que vous arrivez à la caisse. Ta grand-mère se hisse sur sa canne, et toi, tu la regardes faire avec surprise.

«  Je l'accompagne, n'ayez crainte. Mamie n'est pas à son premier rodéo. »

Dis-tu, faisant un clin d’œil charmant à la caissière, qui semble amusée par ta pointe d'humour de trop. Eh bien soit, pourquoi pas, va pour un rodéo au cœur du monstre de fer. Pas de scène, mais un gloussement du plus bel effet. Ça compense. Ni une, ni deux, vous voilà installé dans les montagnes russes.

« Pourquoi les fêtes foraines Ely? Qu'est-ce qui te plaît, dans tout cela ? »

ta question semble sortir de nulle part, alors que tu ne tournes même pas les yeux vers elle, tandis que l'attache tombe sur vous, vous fixant aux sièges.
Soudainement, la machine s’enclencha. D'abord doucement, se mettant en marchant pour commencer à prendre de la hauteur. Tu connais le proverbe, Frisk, non ? Plus on s'élève...
Plus dure sera la chute.
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[Hrp Encore navrée pour le retard! ]

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Jeu 3 Jan - 18:36
Ça y est, nous sommes partis ! Le manège monte doucement la pente, moins élevée que les montagnes russes d’où j’ai été refoulée, mais une pente honorable tout de même. Amanda m’a posé une question juste avant que le wagon ne démarre, mais je ne sais pas trop quoi y répondre. De toute façon, il est trop tard pour réfléchir, le manège penche en avant. Le vide s’offre enfin à nous. Et nous tombons dans le vide. Je lève mes petits bras, mais ne crie pas. Je souris juste. L’ivresse de la chute et de la vitesse ne dure qu’un instant. Car bientôt, nous voilà à nouveau si près du sol. En tant normal, je râlerais un maximum, faisant un scandale pour gagner un second tour gratuit. Mais l’espace d’un instant, je me sens d’humeur… raisonnable. Je soulève donc l’attache, libérant au passage ma petite-fille.
Alors que nous nous levons, je réponds à Amanda sans la regarder.

« Les fêtes foraines sont synonymes d’enfance, d’innocence, d’amusement. Quand tu regardes autour de toi, tu ne vois que les gens sourirent. Une fête foraine entraîne la joie de vivre, en quelque sorte. Mais moi… c’est la meilleure occasion pour embêter ces gens qui sourit tout le temps. La seule chose que j’aime faire, mis-à-part faire des croche-pieds, c’est les montagnes russes. Sentir cette peur du vide, j’adore. Tu sais ma petite, j’ai l’habitude de grimper aux arbres, c’est mon passe-temps préféré. Mais c’est dangereux de sauter d’aussi haut, alors je préfère les montagnes russes. »

Je lève les yeux vers ma petite-fille, et soupire.

« Je n’aime pas les fêtes foraines. Je n’aime pas tout ce qui a trait à l’enfance, car je n’ai pas eu d’enfance. Mais… je crois que je commence à apprécier… car pour une fois je ne suis pas seule. »

Un peu plus loin, j’aperçois un stand de tir orné d’énormes peluches. Je reprends un ton enjoué et souris à Amanda.

« Dis, est-ce que tu aimes les peluches ? Tu veux que Mamie te gagne une peluche ? Allez viens, Mamie va te gagner une peluche ! »

Je traîne la petite jeune par la manche jusqu’au stand, pose quelques pièces sur le comptoir, saisit le fusil, et tire sur les ballons. 5 ballons. 5 balles. Un sans faute.

« Alors qu’est-ce qui te ferait plaisir petite ? »



HRP : A mon tour de m'excuser pour le retard u.u'

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Frisk Dreemurr
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Feuille de personnage
Type d'âme/monstre: Détermination (Rouge vif)
Sam 12 Jan - 10:04
Voir les ballons éclater te remplit de déterminationLa chute est moins rude qu'on pourrait s'y attendre, mais suffisante pour te faire fermer les yeux. Tu n'aimes pas vraiment les montagnes russes, et cette sensation d'être ballotté.e dans tous les sens, de ne plus avoir le contrôle sur les mouvements de ton corps. Encore un mauvais souvenir, dirons-nous, alors que tu serres les dents pour supporter les différentes montagnes de l'attraction. Allez, c'est pour mamie, te convaincs-tu dans ton for intérieur, alors que tu arrives à remarquer du coin de l’œil qu'elle sourit, qu'elle s'amuse, et cela te va. Cela te va assez pour te dire que tu serais même prêt.e a faire un deuxième tour, si cela venait à la tenter. Tu vis par procuration, Frisk.

Heureusement pour toi, mamie semble d'humeur raisonnable, aujourd'hui. Pas de caprice, pas de scène, alors qu'elle t'aide à retirer tes attaches, et que tu caches ton air patraque sous un trop-plein d'amusement, faisant même quelques commentaires sur le fait que cela était pas mal, même si vous auriez préféré les plus grandes. Toujours donner corps à son rôle, c'est la clé de toute représentation convaincante.
A peine l'attraction arrêtée que vous voilà partie, et ce n'est pas pour te déplaire. D'ailleurs, mamie profite de l'occasion pour répondre à ta question, celle qui cherche à savoir ce qui la pousse dans ce lieu de bonheur, de joie, où des personnes solitaires comme vous n'ont pas vraiment leur place. Sa réponse te surprend un peu. Juste assez pour t'arracher un sourire amusé. Embêter les gens et sentir la peur du vide. Tu la comprends, dans un sens. D'une certaine façon, c'est aussi ainsi que tu te sens vivant.e, tandis que tu remplaces la peur du vide par une volonté toujours plus grande et vorace de franchir les limites. Juste pour voir... Juste pour sentir le moment où ça va piquer, et voir si tu es capable de le supporter, une fois encore. C'est alors que vient le moment où c'est avec tes propres limites que tu flirts, dans une envie d'autodestruction bien cachée derrière ton arrogance et ton inconséquence...

Cependant, la suite de sa réponse te fait sourire plus doucement, plus... Maladroitement, alors qu'elle avoue n'apprécier les fêtes foraines que depuis peu. Depuis qu'elle n'est plus seule. Ce sentiment, tu le connais bien, hein ? Cette impression de solitude, constante, viscérale, et tellement, tellement affligeante. Oh, bien sûr, tu es quelqu'un de très entouré, tu es aimé, adoré même, mais ça ne t’empêche pas de côtoyer la solitude à longueur de temps, comme une fatalité contre laquelle on ne peut plus rien. Rare sont ceux capable de t'en sortir, et à vrai dire, tu les comptes sur les doigts d'une main. Cependant, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même Frisk, car qui te connais réellement? À force de passer ta vie à te cacher derrière ton envie de plaire, ton envie de satisfaire, tu as tant et si bien oublié de dévoiler ta personnalité qu'elle s'est atrophiée, devenant une caricature de quelque chose qui aurait du être. C'est à se demander si tu saurais encore être totalement toi, aujourd'hui, ou si ton masque, en place depuis trop longtemps, n'a pas fini de fusionner avec ton être, depuis tout ce temps.
À cette idée, tu hausses des épaules, mi-ironique, mi-fataliste. Qu'est-ce que ça changerait, que tu sois toi, de toute façon ? Il est toujours trop tard pour les regrets.

Cependant, tu n'as pas le temps de te pencher plus en avant dans ta nostalgie que mamie attire ton attention sur un stand de tir, où elle te propose de te gagner une peluche. Dans un premier temps, tu es surpris.e, un peu. Ce n'est pas tous les jours qu'on te propose de te gagner quelque chose, alors tu hésites, et cela s'en ressent dans ta réponse, un peu hasardeuse. Un peu sincère.

« Je heu... D'accord. »

Tu aimes les peluches, Frisk. Tu n'en as juste plus depuis longtemps. Plus depuis que tu as perdu celle qui t'était la plus précieuse, en tout cas. Mamie, elle, est déjà partie, et avec une adresse surprenante, elle vise parfaitement chaque ballon, et voilà qu'elle gagne un lot. Une peluche au choix. Tu applaudis la performance tandis que le forain relève un peu sa casquette, surpris tout autant que toi par l'adresse de la vielle femme qui ne paie pas de mine. Il ne faut jamais sous-estimer mamie, manifestement.

Alors, qu'est-ce qui te ferait plaisir, Frisk ? La question de mamie reste dans ton esprit, s'accroche, dépourvue de réponse, à tes pensées. Alors, fronçant légèrement les sourcils, tu tournes le regard vers le stand, observant les peluches que le forain te présente, cherchant quelque chose qui serait à même de te plaire, incertain.e toi-même de ce que cela pourrait être. Il y en a de toutes les sortes : certaines en formes d'animaux, d'autres à l'image des monstres les plus connus et les plus médiatisés. A croire qu'il y en a pour tous les goûts...
Les regardant scrupuleusement, tu les examines toutes avec minuties, un doigt posé sur ton menton, tandis que tu prends le temps de chercher ce qui te ferait plaisir. Question plus complexe qu'on pourrait le penser, alors qu'en temps normal tu te contenterais de laisser à quelqu'un d'autre le plaisir de récupérer le lot. Papyrus, par exemple, ou Alphys, sans doute.
Soudainement, sans que tu ne t'y attendes vraiment, tes yeux se bloquent sur une peluche en forme de lapin. Surpris.e, tu ne peux empêcher un sourire incrédule de fleurir sur tes lèvres. C'est le même modèle que celle d'autrefois, d'une couleur différente, néanmoins. La tienne était d'un marron simple, ses coutures jaune, tandis que les boutons lui servant de yeux brillaient d'un vert pomme vernis. Celle-là est d'un bleu lapis-lazuli légèrement chiné, bigarré de cyan, allant parfaitement avec ses coutures d'un blanc cotonneux, faisant par la même ressortir ses yeux-boutons d'un jaune tournesol vernis. Pour le reste, c'est la même : même salopette rouge, même chaussure de pluie à pois vert.
Cette découverte t'arrache un petit rire désabusé, avant que tes yeux ne finissent par s'arracher, malgré eux, de la silhouette dont la familiarité réveille une douleur perfide que tu préfères sagement ignorer, la remettant dans la boite où elle s'est sortie malgré toi, t'ayant eu par surprise. Il y a des épreuves dont tu ne te sens pas capable de t'en sortir victorieuse.x, alors tu esquives le problème avec nonchalance, et tu te tournes vers une peluche de chien bien plus conventionnelle, et un peu ennuyeuse, la pointant du doigt. C'est elle qui ferait plaisir à Amanda. Oublions Frisk, une fois encore.

« Celle-là ! J'aime bien sa tête. Il a l'air capable d'agacer tout le monde, c'est un bon point. »

C'est probablement mieux ainsi, penses-tu alors que le forain commence à détacher la peluche, pour la placer dans un petit sac de transport, et que tu profites du temps d'attente pour sourire à ta grand-mère, toujours impressionné.e par ses capacités au tir. Ce n'est plus des yeux, mais des viseurs à ce niveau-là, non ?

« Tu m'avais caché ton adresse, mamie, chapeau bas. Avec un talent pareil on pourrait dévaliser tous les stands de tir de la fête pour faire une piscine de peluche. Il ne nous manquerait plus qu'un plongeoir pour y sauter... »

Dis-tu avec une pointe de malice, l'idée ne te semblant pas si infaisable que cela alors que ton regard se perd un peu dans le panorama, comme si tu cherchais réellement quelque chose qui pourrait faire office de plongeoir. Parfois il est difficile de savoir si tu plaisantes ou si tu es sérieux.se, probablement est-ce parce que tu n'es jamais totalement l'un ou l'autre...
©️ 2981 12289 0

[Hrp Aucun soucis, prend tout ton temps <3 ]

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Dog Sleep

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I guess I'll have to face that in this awful place, I shouldn't show a trace of doubt. But pulled against the grain, I feel a little pain that I would rather do without...
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Ely von Leichenbourg
PO : 186
Messages : 53
Date d'inscription : 02/11/2018

Feuille de personnage
Type d'âme/monstre: Persévérance
Dim 13 Jan - 14:07
La petite Amanda a choisi une peluche de chien, mais j’aurais juré que son cœur allait vers une autre. Ce lapin. Les yeux de ma petite-fille avaient une étincelle lorsqu’ils étaient posés sur elle. Alors pourquoi s’être tournée vers une autre ?
Est-ce que cette histoire de Mamie et de petite-fille est bien une bonne idée, au fond ? Si… Amanda… doit se restreindre sur ses choix pour correspondre à l’image de ma petite-fille, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose. Il n’y a pas qu’Amanda que je considère comme ma petite-fille. Il y a également cette personne dont je ne connais pas le nom mais qui passe l’après-midi avec moi. Cette personne qui me sourie et me complimente sur mes capacités au tir.
J’aimerais connaitre cette personne. Car même sans s’appeler Amanda, je considère cette petite comme ma famille. Car puisque je n’ai plus de famille de sang, pourquoi ne pas me constituer une famille de cœur ?
En guise de réponse à sa proposition, je lui demande si elle accepterait de chercher des frites à sa Mamie qui meurt de faim pendant que je constituerais une armée de peluches pour la piscine. Une fois éloignée, je rejoue au stand de tir, et fais à nouveau un sans faute. J’empoche donc comme récompense la peluche lapin qui avait tapé dans l’œil de ma petite-fille.
En regardant autour de moi, j’aperçois le banc sur lequel nous nous étions installés quelques temps auparavant. Je m’y assois donc en attendant la petite. A son retour, elle me rejoint au banc, et marque un temps d’arrêt lorsqu’elle voit la peluche que je tiens dans mes bras.

« Viens, assieds-toi. Viens. »


Je tapote sur la place à ma gauche. J’espère qu’elle ne va pas s’enfuir. Je n’ai pas envie de perdre ma nouvelle famille, alors que je viens seulement de décider de m’en constituer une.

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