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Frisk Dreemurr

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PO : 541
Messages : 351
Date d'inscription : 14/09/2018

Feuille de personnage
Type d'âme/monstre: Détermination (Rouge vif)
Lun 31 Déc - 0:07
Nom du personnage : Frisk Dreemurr - Chara
Lien du prédéfinis : http://overtale.forumactif.com/t13-liste-des-personnages
Format : rp libre

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Mentir
S'il y a bien une chose que tu détestes plus que tout, c'est ce costume. Un costume fait sur-mesure, au frais de la couronne, si impeccablement taillé qu'on le penserait créer pour t'aller. Et c'est le cas, n'est-ce pas ? Pourtant tu le hais, et tu détestes chacune des occasions où il te faut le porter. Et elles ont été nombreuses en dix ans, n'est-ce pas ?

Baissant les yeux sur ton lit, tu regardes cet ensemble trois pièces comme on examinerait un animal prêt à nous mordre, les bras croisés sur ton ventre nu, comme si tu refusais de le mettre, une fois encore. Il est sage pourtant, parfaitement plié, parfaitement repassé, par une mère attentionnée, et si fière de son enfant ambassadeur.rice des monstres. Ambassadrice.eur de la paix... Oh Frisk, si elle savait. Tu imagines, la tête qu'elle ferait ? Rien qu'à y penser, tu frisonnes.

«  Frisk dépêche toi, nous allons être en retard ! »

La voix de ta mère se laisse entendre à travers la porte, faisant un peu plus fortement se croiser tes bras. Non, non tu ne veux pas le faire. Pas encore. Tu ne veux pas y aller, tu ne veux pas qu'ils te voient, tu ne veux plus de ce rôle, ce rôle beaucoup trop lourd à porter, et qui continue de s'alourdir chaque année un peu plus. Si tu restes ici, oublié.e, caché.e dans cette chambre, peut-être te laisseront-il en paix ? Trois nouveaux coups sur la porte, impatients, te laissent penser que non.

« J'ai entendu maman ! »

Réponds-tu, avec plus de colère que tu voudrais, comme si la contrôler devenait plus difficile, en ces instants où tu as envie de crier, ou tu as envie de hurler. Il y a une sombre et terrible colère au plus profond de toi, tu le sais Frisk ? Non, probablement pas. A force de l'étouffer, de l'ignorer, tu en as probablement oublié la saveur...
Tu n'as pas le choix, tout le monde attend que tu le fasses, alors enfile ce costume que tu hais. Déglutissant difficilement, tu attrapes d'abord la chemise, puis la cravate, soupirant, lourdement, en te dirigeant vers le miroir.
Seuls les condamnés ont une démarche aussi lourde que la tienne, Frisk.

« Et c'est reparti pour un tour... »

C'est à peine un murmure, comme un aveu, alors que tu fermes les yeux, cherchant dans ta banque de rôle celui qui va avec ce costume. Ah, c'est ça, la.e sauveuse.r des monstres. La.e bon.ne, le.a juste. Celui.le par qui tout a été changé, l'ange de la prophétie. Que de poids, sur tes frêles épaules...
Passant un doigt entre ton col et cette fichue cravate violette, tu essaie tant bien que mal de la desserrer, cherchant un bol d'air qui ne vient pas. Tu suffoques Frisk, et rien ne pourrait changer cette lourdeur qui pèse sur ta cage thoracique, plus encore alors que tu fermes le veston, qui t’empêche de respirer pour de bon. Ça y est, tu es en apné.e, il ne te reste plus qu'à tenir toute la soirée...

Dans un silence de mort, entrecoupé par les bruits de Toriel dans la maison, tu enfiles cette veste trop lourde, qui fait ployer légèrement tes épaules en avant, tandis que tu attaches ses deux boutons, décoré de la Deltarune, t'emprisonnant pour de bon dedans. Ceci fait, tu enfournes tes mains dans les poches toujours trop petites de cette veste. Elles ne sont pas là pour cela, mais tu t'en fiches. Tu es au supplice, mais tu t'en montres rien, comme à chaque fois, tu prends sur toi, tandis que tu t'examines dans ce miroir. C'est absolument parfait. Terriblement parfait.

Usurpatrice.eur, te crie ton reflet. Menteur.se, hurle ta mémoire, et ils ont raison, penses-tu en baissant les yeux, coupable de crimes dont tu ne peux et ne veux rien dire, même s'ils rendent ton rôle de garant.e de la paix totalement factice. A qui le dirais-tu, de toute façon ? Au mieux, on te penserait délirant.e, au pire, on te croirait.
Plaque les deux mains sur tes lèvres et garde le silence. Il n'y a plus rien à faire de toute façon, hormis subir, Frisk...

Ce rôle est une punition. Et tout ce qu'il implique un poids dont tu n'arrives à pas te débarrasser, années après années. Au contraire, il ne fait que s’amplifier. Ta carrière est déjà toute tracée Frisk ; tout le monde attend que tu entres en politique, toi qui ne rêves que d'être oublié.e. Même tes études ont été conditionnés par les attentes des autres, comme si personne ne voyait cette envie de disparaître, pour de bon, qui se laisse parfois lire au fond de tes prunelles. C'est invraisemblable, n'est-ce pas ? Car aux yeux du monde, tu es parfait.e, et c'est là tout ce qu'il veut voir...Ce n'est pas très dur d'être aveugle, pour peu qu'on le veuille, tu en sais quelque chose, hein?
Assassin.

Te regardant une dernière fois dans le miroir collé à la porte à ton armoire coulissante, tu examines, cherchant quelque chose, non, quelqu'un... Moi. Tes yeux se fixent dans ceux du reflet, alors que tu fronces les sourcils, dans un mélange de colère et d'indignation. Tu n'aimes pas être en mauvaise posture devant moi, je le sais.

« Ça t'amuses, hein? »

Craches-tu dans un murmure à ton reflet, avant que ce dernier ne vienne à te sourire, ses yeux, devenant d'un rouge profond empli de détermination, se faisant légèrement moqueurs. Toi seul.e peut me voir. Tu tiques, comme agacé.e, avant de te détourner, attrapant rageusement ton sac pour la soirée. Je ne comprendrai jamais ta colère envers moi. Allons Frisk, nous savons tous deux que si je suis là, c'est uniquement de ta faute. Car nous savons tous les deux, ce que tu as fait, avant cette timeline, n'est-ce pas ? Te rappelles-tu jusqu’où t'a conduit ta curiosité ? Te rappelles-tu, jusqu’où t'ont guidé tes envies ? La cendre sur tes mains. Le bruit de ta lame, dans leurs corps. Oh oui, tu t'en souviens, au point, parfois d'avoir l'impression d'y être encore. D'y retourner, certaines nuits. Nous pourrions recommencer, tu sais ? Imagine comme ce serait bien...
C'en est trop, tu vas vomir.

Sortant précipitamment de ta chambre, tu déboules dans la salle de bain, à quelques pas de là, ayant à peine le temps d'arriver au-dessus des toilettes que l'ensemble de ton estomac se déverse dans la cuvette. Tu es tellement faible que s'en est pathétique. Mais tu n'as pas réellement le temps de me répondre, alors que des pas précipitées se font entendre dans les escaliers. Merde, penses-tu paniqué.e. Eh oui, encore des mensonges à inventer.

« Frisk ! Es-tu malade ? »

Il te faut répondre vite, et bien. Profitant d'un instant, crachant le goût âcre qu'il te reste entre tes lèvres, tu essaies de lui sourire faiblement, alors que, comme si de rien n'était, tu vas vers le lavabo, ouvrant les robinets pour faire couler l'eau glacée entre tes doigts. Allez, réponds, Frisk. Trouve quelque chose, n'importe quoi...

« Non ça va, j'ai... J'ai un peu le trac pour ce soir. »

Tu tisses quelques mensonges bien dosés pour faire passer ton angoisse pour un simple problème de digestion et de stress, Toriel t'examine quelques instants, comme si elle hésitait entre te croire et insister, mais après une seconde, elle soupire, abdiquant, tandis que tu évites la conversation en faisant mine de te débrouiller le visage, profitant de l'occasion pour esquiver ses questions. Elle sait qu'il ne sert à rien d'insister, avec toi, car tout ce qu'on y gagne, c'est te voir fuir. Encore, et encore...

« D'accord, mon enfant... Prends un instant pour te reposer, je vais appeler Asgore pour lui dire que nous serons en retard. »

« D'ac... Dis-tu simplement, tandis que tu la vois partir vers la porte de la salle de bain. Elle semble si fatiguée, par moment. Une profonde culpabilité te scie le cœur, l'espace d'un souffle, t'amenant même à la héler. Presque malgré toi. Tu as tellement peur de la blesser un peu plus à chacun de tes mensonges. Eh m'an ? Elle se retourne, et soudainement, croiser son regard devient trop dur, alors que tu baisses les yeux, passant une main sur ton cou, maladroitement. Tu es toujours maladroit.e, quand tu es sincères...Merci... »

Interloquée, elle t'examine un instant, avant de t'offrir un sourire presque... Triste ? La remercies-tu d'accepter tes mensonges, ou pour le temps qu'elle t'offre ? Peut-être un peu des deux. La voilà partie, alors que t'assoies sur le bord de la baignoire, soupirant lourdement, la tête penchée en arrière tandis que tes yeux examinent ce plafond trop blanc. Tu vas y aller Frisk, comme à chaque fois, et tu vas tenir ton rôle, comme à chaque fois. Car personne ne doit savoir, n'est-ce pas ? Car tu ne peux infliger à personne le poids de tes propres erreurs...

Fermant les yeux, tu prends un instant, tu souffles. Allez Frisk, il est temps de retourner sur la piste, la musique ne s'est pas arrêtée, tu sais ? Tu es si lent.e, j'en ai assez. Comme un pantin désarticulé, je te relève malgré toi, alors que tu retrouves sur tes jambes, surpris.e. Plus vite tu en finiras avec cette soirée, plus vite je pourrai commencer la mienne, alors ne me fait plus perdre mon temps, veux-tu ?
Presque rageusement, tu me lances un énième regard à travers le reflet du miroir de la salle de bain, avant de soupirer. Tu sais que j'ai raison, et tu sais aussi que rien ne m’arrêtera, alors pourquoi lutter ? Nous savons tous deux comment finira cette histoire. Abandonne maintenant, et tout sera plus simple.

Car tant qu'il y aura de la musique, nous serrons à jamais condamnés à danser, Frisk...
©️ 2981 12289 0

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Dog Sleep

I'd rather be free
I guess I'll have to face that in this awful place, I shouldn't show a trace of doubt. But pulled against the grain, I feel a little pain that I would rather do without...
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PO : 553
Messages : 192
Date d'inscription : 08/05/2018
Dim 13 Jan - 22:17
"Tout dépend de toi à présent"


Test validé! Tu peux dès à présent commencer ta fiche

Si tu as la moindre question pour l'élaboration de cette dernière, nous restons à ton entière disposition.
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